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La Margelle de la Place du Calvaire

La Margelle de la Place du Calvaire

En sortant de l’église, sur la droite, on trouve la jolie petite place du Calvaire, réaménagée en 1989, avec une superbe margelle de puits.

Cette margelle monolithique date du début du XVème siècle. Elle provient d’un vieux puits, enfoui et comblé, situé dans la cour des garages municipaux, où elle n’était ni visible ni accessible.

Elle a été dégagée, restaurée et transférée place du Calvaire en novembre 1989. Cette opération de réhabilitation du petit patrimoine rural a été réalisée dans le cadre d’une opération départementale initiée par l’association « Vieilles Maisons Françaises » avec le concours du Conseil Général du Val-d’Oise.

Le diamètre extérieur de cette margelle taillée dans un bloc unique de pierre « coquillée », mesure 1.68 mètre. Son diamètre intérieur est de 1.10 mètre. Le dessus est grossièrement évidé en gouttière pour conduire l’eau vers le bec. On note en surface une partie usée qui parait correspondre au passage des cordes. En trois endroits, des trous ont été creusés pour y sceller une structure de ferronnerie destinée à supporter une poulie. Cette structure n’existait pas à l’origine : elle a été rapportée. Elle fut responsable de la rupture de la margelle.

Au XVème siècle, comme en témoigne par exemple l’illustration de la « Cananéenne » des Très Riches Heures du Duc de Berry (musée de Chantilly), on prenait garde de ne rien sceller directement dans les margelles : deux poutres verticales en bois étaient habituellement plantées de part et d’autre du puits ; elles portaient un axe et un cylindre en bois actionné par une manivelle.
La margelle elle-même repose sur sept gros blocs en arc de cercle présentant sur leur section une gorge verticale en V. Le diamètre de cette assise est légèrement supérieur : 1.90 mètre.
Pour recevoir cette pièce exceptionnelle, la place du calvaire, qui marquait d’ailleurs l’entrée de l’ancien cimetière, a été réaménagée et repavée à l’ancienne en utilisant des vieux grés récupérés lors de récents travaux de rénovation de la voirie (les pavés de Sully ou de Colbert ?).

La vieille meule provient d’une cour commune de la Grande Rue.

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